30 mai 2005
Villepin à Matignon ?
C'est le bruit qui court à droite, à gauche.
Mais Sarkozy avait promis la guerre si Chirac remplacait Raffarin, le guichetier gentil, par Villepin, le marquis poète.
Hors Sarkozy a clairement fait allégeance au président de la République hier soir, en appellant à "l'unité de toute l'UMP et [au] soutien au président de la République". Comment aurait-il pu prononcer celà autrement qu'en ayant négocié auparavant avec Chirac la voie libre pour 2007 ?
Le terme si précis fixé au mandat du président, ces "22 mois qui nous séparent des prochains élections décisives" accréditerait cette hypothèse, d'autant que la nécessité de "décider d'un programme d'action" (et non pas de "mettre en oeuvre un programme") pour ces élections l'écarterait a priori de Matignon pour les deux ans à venir.
Reste de son intervention un pragmatisme qui tranche avec l'idéologie de la plupart des leaders présents sur les plateaux, qui tentaient d'écarter d'un revers de manche l'expression populaire : Sarkozy a préféré marquer le coup avec fermeté.
(Que mes lecteurs se rassurent, je ne suis pas encore converti à l'ultra-sarkozysme : j'estime le politique, pas forcément ses idées).
Mais Sarkozy avait promis la guerre si Chirac remplacait Raffarin, le guichetier gentil, par Villepin, le marquis poète.
Hors Sarkozy a clairement fait allégeance au président de la République hier soir, en appellant à "l'unité de toute l'UMP et [au] soutien au président de la République". Comment aurait-il pu prononcer celà autrement qu'en ayant négocié auparavant avec Chirac la voie libre pour 2007 ?
Le terme si précis fixé au mandat du président, ces "22 mois qui nous séparent des prochains élections décisives" accréditerait cette hypothèse, d'autant que la nécessité de "décider d'un programme d'action" (et non pas de "mettre en oeuvre un programme") pour ces élections l'écarterait a priori de Matignon pour les deux ans à venir.
Reste de son intervention un pragmatisme qui tranche avec l'idéologie de la plupart des leaders présents sur les plateaux, qui tentaient d'écarter d'un revers de manche l'expression populaire : Sarkozy a préféré marquer le coup avec fermeté.
(Que mes lecteurs se rassurent, je ne suis pas encore converti à l'ultra-sarkozysme : j'estime le politique, pas forcément ses idées).
