29 mai 2005

 

Plaisir de rombière ou ras-le-bol des gaulois ?


Les vieux rentiers ou les jeunes qui bossent ? On me permettra cette simplification inaccoutumée pour illustrer le suspense qui dure encore pour quelques heures.
Je n'ai pas de pronostic ferme, plutot deux options :
- un OUI maastrichtien, qui sauvera les meubles de Chirac (pas de Raffarin) et laissera un PS sur les genoux.
- un NON plus ferme : 52-54 %, je n'arrive pas à croire au 56-57 % qu'on espère dans certains milieux, qui assomme Chirac et renverse la donne au PS : Fabius est en campagne présidentielle lundi matin.
Dans les deux hypothèses, celui qu'on nous présente comme le futur président aura quelques mois délicats : un NON serait la troisième campagne perdue par le camp de Sarkozy alors qu'il est en pointe de la campagne, après les européennes et les régionales ; un petit OUI, en affaiblissant le PS prive le président de l'UMP d'une opposition solide, et n'évite pas les reproches à un chef de parti qui ne s'est malgré tout pas engagé à 100 % dans la campagne.
D'autant que le très stratégique remplacement de Raffarin n'est pas joué. Si Chirac choisit Villepin - tel est le bruit qui circule à Paris, d'après le Figaro, les couteaux sont tirés entre l'UMP et l'Elysée pour deux ans. Sarkozy pourra-t-il tenir 24 mois face à un Chirac en campagne, un Chirac d'autant plus aux abois que le NON l'aurait privé de sa rampe d'accès à la Présidence de l'Union Européenne ?

Comme dit le Figaro, les plus vieux et les plus fatigués de la classe politique furent les plus ardents défenseurs du TECE (moderne et progressiste, disaient-ils pourtant).
Come-back. Il y a Giscard, bien sûr, l'ancien président de la convention européenne, qui s'astreint à faire une campagne d'explication de la Constitution. Il y a Simone Veil, Jacques Delors, Raymond Barre, et enfin Lionel Jospin. Cette campagne aura permis à beaucoup de retraités de la politique de reprendre du service. L'énième retour de l'ancien premier ministre reçoit des soutiens étonnants. Le président de la République enjoint ainsi les siens de dire du bien de sa prestation sur France 2. Et encourage même le chancelier allemand, Gerhard Schröder, présent au 50e anniversaire de la création de la Chambre franco-allemande de commerce, à la Sorbonne : «Tu devrais appeler Jospin pour lui dire qu'il a été très bon.»


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